• Sommaire

    • [+]Préliminaires (3)
    • [+]Introduction (4)
    • [+]Amérique latine (13)
    • [—]Afrique subsaharienne (9)
    • [+]Monde arabe (11)
    • [+]Russie (11)
    • [+]Inde (11)
    • [+]Chine (9)
    • [+]Conclusions (6)
    • [+]Annexes (1)

Afrique subsaharienne

Les dépôts numériques

Outre les plate-formes commerciales, on rencontre dans l’ensemble du continent africain de nombreuses initiatives de numérisation et de publications open access. Nous en présenterons maintenant deux, particulièrement remarquables.

La maison d’édition Human Sciences Research Council Press diffuse du matériel de recherches en sciences sociales, soit au format électronique – téléchargeable gratuitement – soit imprimé – à très faible coût. Elle dépend de l’Agence sud-africaine de recherches en sciences humaines (HSRC) et s’intéresse à des thèmes liés, entre autres, au développement social, à la réduction de la pauvreté, aux politiques publiques et à la planification. Selon son propre site web, Human Sciences Research Council Press représente le premier portail de publications open access d’Afrique du Sud [1]. Garry Rosenberg, directeur de la maison d’édition entre 2002 et 2009, souligne l’importance que revêt cette modalité :

Il y a abondance de preuves pour entériner que les titres en open access attirent plus de personnes, et beaucoup plus vite, que les publications qui sont uniquement distribuées au format imprimé. Par exemple, HSRC Press distribue des livres dans 11 pays, mais reçoit des visites en ligne en provenance de 184 pays. Le nombre de consultations web de nos titres est 22,5 fois plus grand que le nombre de copies vendues (…). L’esprit open access est plus qu’une simple notion académique ; il fait partie d’un mouvement plus vaste qui tend à créer un espace public qui puisse prolonger la vitalité et l’héritage de la culture imprimée. Il cherche à encourager la circulation démocratique du savoir [2].

African Journals Online (AJOL), de son côté, réunit des travaux réalisés par des chercheurs africains dans l’objectif d’assurer leur diffusion mondiale. Il s’agit d’une organisation à but non lucratif basée à Grahamstown, en Afrique du Sud, qui diffuse depuis 1998 les contenus d’environ 400 revues académiques provenant de 29 pays d’Afrique, sous le parrainage de la Fondation Ford. Tous les outils numériques utilisés par AJOL sont open source. Selon ce qu’on peut lire sur le portail de cette institution :

Tandis que les ressources académiques issues du Nord développé deviennent accessibles pour l’Afrique, nous avons également besoin que se produise le mouvement inverse, à partir de l’Afrique. Il existe en effet en Afrique d’importants domaines d’investigation qui ne sont pas nécessairement couverts par le monde développé. Les pays africains doivent commencer à jouer un rôle plus affirmé dans le milieu académique global. Les chercheurs africains doivent aussi pouvoir accéder à leurs propres publications académiques. Du fait des difficultés rencontrées pour y accéder, les papers africains ont été sous-utilisés, sous-estimés et, au bout du compte, peu cités dans la recherche, en Afrique et dans le monde. Internet est une bonne manière de changer cet état de choses, même si des centaines de revues académiques africaines très intéressantes ne sont pas en mesure de diffuser leurs contenus sur le web, du fait de leurs ressources limitées et de la fracture numérique. De précieuses informations ne sont pas parvenues aux personnes qui en ont besoin. AJOL travaille pour que cela change.


Notes    
  1. Cf. “FAQ”, HSRC Press.
  2. Cf. Rosenberg, Garry : “Broadening the exchange of knowledge”, Mail & Guardian Online, 30 juin 2008.

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